AVANT DE PARTIR EN VACANCES

Informez votre entourage de votre départ (famille, ami, voisin, gardien,…).

Faites suivre votre courrier ou faites-le relever par une personne de confiance : une boîte aux lettres débordant de plis révèle une longue absence.
Transférez vos appels sur votre téléphone portable ou une autre ligne.

Votre domicile doit paraître habité tout en restant sécurisé. Créez l’illusion d’une présence, à l’aide d’un programmateur pour la lumière, la télévision, la radio…

Ne diffusez pas vos dates de vacances sur les réseaux sociaux et veillez à ce que vos enfants fassent de même. De même, il est déconseillé de publier vos photos de vacances. Toutes ces informations facilitent l’action des cambrioleurs.

Opération tranquillité vacances

Vous pouvez signalez votre absence au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie. Dans le cadre de leurs missions quotidiennes, les forces de sécurité pourront surveiller votre domicile.

Renseignements et formulaires de demande sur place ou sur Internet :

EN CAS DE CAMBRIOLAGE

Prévenez immédiatement le commissariat de police ou la brigade de gendarmerie du lieu de l’infraction.

Si les cambrioleurs sont encore sur place, ne prenez pas de risques inconsidérés ; privilégiez le recueil d’éléments d’identification (type de véhicule, langage, signalement, vêtements, …).

Avant l’arrivée des forces de l’ordre

Préservez les traces et indices à l’intérieur comme à l’extérieur :

  • ne touchez à aucun objet, porte ou fenêtre
  • interdisez l’accès des lieux

Une fois les constatations faites

Faites opposition auprès de votre banque, pour vos chéquiers et cartes de crédits dérobés.

Prenez des mesures pour éviter un nouveau cambriolage (changement des serrures, réparations, …).

Déposez plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie, en vous munissant d’une pièce d’identité. Pour gagner du temps, vous pouvez déposer une pré-plainte sur internet : www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr external link

Déclarez le vol à votre assureur, par lettre recommandée, dans les deux jours ouvrés. Vous pouvez y joindre une liste des objets volés, éventuellement avec leur estimation.

Pourquoi déposer plainte ?
Il existe des spécialistes de police technique et scientifique dans chaque département. Ils relèvent les traces et indices en vue d’identifier les auteurs des cambriolages.

Vierge à l'oiseau


Vierge
Les représentations les plus nombreuses de la Vierge à l’oiseau montrent la Vierge portant l’enfant dans ses bras et l’enfant tenant un oiseau dans sa main. Ces représentations seraient inspirées de l’évangile apocryphe de Thomas l’Israélite :

« Jésus, ayant pris de la terre glaise, pétrit douze petits moineaux. C'était un jour de sabbat ; une volée de gamins jouait avec lui. Un Juif, voyant à quoi s'occupait Jésus ce jour-là, s'empressa de tout rapporter à Joseph son père. "Dis, ton fils est près de la rivière ; il a pris de l'argile et il a façonné douze moineaux. Il se moque du sabbat !"
Joseph se rendit sur les lieux. Dès qu'il aperçut son fils, il le gronda : "Pourquoi te livres-tu à des activités interdites le jour du sabbat ?". Mais Jésus frappa dans ses mains et cria aux moineaux "Partez !" Les oisillons déployèrent leurs ailes et s'envolèrent en pépiant. ».


L’oiseau le plus souvent représenté est un Chardonneret. Le chardonneret annonce généralement de façon symbolique le sacrifice à venir du Christ lors de la Passion. Le chardon épineux dont il se nourrit, et qui se lit de façon transparente dans son nom, évoque en effet la Couronne d’épines, alors que les taches rouges de sa tête renvoient au sang versé.
Parfois c’est une colombe, symbole de paix.


Plusieurs autres significations ont été données :
  • Tantôt l’oiseau illustre une légende selon laquelle l’Enfant Jésus, pendant sa fuite en Egypte, pétrissait des oiseaux en terre et leur donnait la vie en soufflant dessus ;
  • Tantôt il évoque une autre légende selon laquelle, alors que le Christ portait sa croix en montant au calvaire, un petit oiseau voletant autour de sa tête enleva une épine fixée dans son front. Le sang teinta ses plumes et depuis l’oiseau, au beau plumage coloré, en porte la marque.

Notre Dame des Enfants


Vierge

L'histoire de Notre Dame des Enfants est liée à la basilique de même nom située à Châteauneuf-sur-Cher en région Centre-Val de Loire. Voici un extrait de son histoire, contée dans la plaquette du R. P. BESSIERES "Nos Grands Pèlerinages - Notre Dame des Enfants".

...Voici la belle histoire, toute pareille à un conte de fées. En 1861, M. l'abbé Ducros nommé, par Mgr de la Tour d'Auvergne, curé de Châteauneuf, y trouve une église en ruines.
Où trouver l'argent nécessaire pour tirer Jésus de son Bethléem ? Nobles familles et humbles laboureurs apportent leur offrande. Mais on était encore loin de compte, quand le bon curé eut l'idée géniale de s'adresser aux ... enfants de France.
Dans une lettre de 1865, il leur demandait deux sous à chacun, deux sous, le prix d'un sucre d'orge, pour sortir le bon Dieu de son étable. En retour, Notre-Dame, à qui cette pénurie fait de la peine et à qui les habitants de Châteauneuf ont toujours eu grande dévotion, les bénira sûrement ...
Et les pièces de deux sous, les timbres, mais aussi les jolies lettres, pleuvent des quatre vents du ciel, comme les pétales d'amandiers au printemps.
Or, une fillette de dix ans, de Semur-en-Brionnais, diocèse d'Autun, joignait au contenu de sa tirelire l'épître suivante :«Vous nous annoncez, Monsieur le Curé, que le nouveau sanctuaire que vous élevez sera dédié à Notre-Dame des Enfants. Quel beau nom ! La Sainte Vierge, invoquée sous ce titre, se plaira à combler l'enfance des grâces les plus abondantes. Vous réussirez, Monsieur le Curé, au delà de vos espérances».
M. le Curé ouvrit de grands yeux. Oncques il n'avait songé à Une Notre-Dame des Enfants, beaucoup moins à une église placée sous ce vocable insolite. Mais Dieu ne parle-t-il pas par la bouche des enfants ? Le billet de la petite Semuroise fut un trait de lumière. Et voilà M. Ducros mendiant pour Notre-Dame des Enfants ...
Chose singulière, tout le monde comprit... La campagne pour les lois de laïcité s'amorçait dans les Loges. Avec une hâte qui marque le dessein providentiel, Dieu va mener les choses rondement ...
En mars 1866, I‘Archevêque de Bourges établit, dans la vieille église, la Confrérie de, Notre-Dame des Enfants. Trois ans plus tard, elle compte 100.000 associés.
L'argent afflue, et la nouvelle église, prenant les proportions d'une basilique, s'élève sur les débris de l'ancienne.
Devenu ambitieux, par le succès, M. Ducros rêve d'une Archiconfrérie universelle. En 1869, il part pour Rome, rejoignant Mgr de La Tour d'Auvergne appelé au Concile. Il emporte une maquette de la statue de Notre-Dame des Enfants et une supplique en faveur de l'Archiconfrérie. L'Archevêque refuse de présenter la requête. '-. «Nous irions à un échec certain. La Confrérie de Notre-Dame du Sacré-Cœur d'Issoudun est aussi en instances et aussi du diocèse' de Bourges. C'est trop pour une fois». M. l'abbé Ducros, inconfusible comme les enfants, demande à être admis en audience publique et, présente à Pie IX sa statuette ...
- « 0 bella Madona » ! s'écrie Pie IX, qui admire la Vierge des Enfants et, de ses mains, l'emporte sur son bureau. Mais l'abbé Ducros a aussi sorti sa supplique. Pie IX la lit avec un sourire heureux.
- « Accordé » répond-il sans hésiter.
- « Faut-il faire passer la requête par les bureaux », interroge le Cardinal auquel il, tend le papier.
- « Non. J'accorde motu proprio. Je bénis de tout mon cœur l'Archiconfrérie de Notre-Dame des Enfants. Les enfants de France surtout en ont si grand besoin ! »
Le 31 janvier 1870, le Pape définiteur de l'Immaculée-Conception et de l'Infaillibilité Pontificale, signe le bref d'érection de l'Archiconfrérie Universelle de Notre-Dame' des Enfants.
La basilique continue à germer : « Les pierres ont pris des ailes » chante le poète languedocien Jasmin. Après la floraison blanche des campaniles et des nefs, la triple couronne du clocher (immense tiare, mémento du pape martyr qui vient de s'endormir, en 1878) surgit de .la colline sainte, Il faut se hâter de donner à l'enfance sa protectrice ...
Dès 1886, en pleine offensive laïcisatrice, l'édifice s'achève. Léon XIII l'érige en basilique en 1896. Enfin, en 1932, Pie XI décerne à Notre-Dame des Enfants les honneurs du couronnement, délègue Mgr Izart, archevêque de Bourges, pour cette cérémonie, à laquelle assisteront d'innombrables pèlerins, le cardinal Dubois et nombre d'évêques.
Et les ex-voto qui continuent d'affluer montrent qu'à ces honneurs Notre-Dame des Enfants répond par une générosité grandissante...

Basilique NOTRE-DAME-DES-ENFANTS de Châteauneuf-sur-Cher

L'Enfant Jésus de Prague


Vierge
L'Enfant Jésus de Prague est une statuette représentant, comme son nom l'indique, Jésus encore enfant. Travail d’un artiste inconnu, elle proviendrait d’un couvent entre Cordoba et Séville et serait une copie d’une statue plus ancienne en bois, qui selon la légende aurait été exécutée par un moine sur l’ordre de Jésus.
La Statue se trouve dans l’église Notre-Dame-de-la-Victoire, située (auparavant église de la Sainte Trinité) dans le quartier Malá Strana.
Elle mesure 47 cm de hauteur et est faite probablement d’un noyau en bois recouvert de toile tendue puis de cire. Les cheveux, bruns au départ, ont été teints en blond. L'Enfant fait un signe de croix de la main droite, tient dans la gauche un globe doré surmonté d'une croix et porte une croix sur la poitrine.
L'Enfant a trois couronnes, La première couronne date de 1767, la deuxième de 1810-20, la troisième a été offerte par le pape Benoît XVI.
Il a toujours été habillé tel qu’Anne Loragh et Mary Sibylla Schayemaier, deux dames anglaises, l’ont transmis en 1747. L'enfant Jésus porte une chemise blanche sous un surplis blanc puis un dessus plissé en soie autour du cou et des mains, enfin deux robes ressemblant à une chape de prêtre. Les robes sont changées 10 fois par an, et varient selon les périodes.
Il est par exemple habillé en blanc à Pâques, en rouge lors du Dimanche blanc, en violet pour l'avent, etc. Il y a eu plus de 70 robes données. Les plus anciennes encore en bon état datent de 1700. La plus belle tenue est ornée de perles, d’or et de diamants. Une d’entre elles a été cousue par l'impératrice Marie Thérèse elle-même. Il a même reçu une robe en tissu avec du silon. Les robes viennent en cadeau des quatre coins du monde ‘Chine, Vietnam, etc.). Un petit musée a été créé pour exposer les vêtements et divers objets de culte.
Dévotion

L’enfance de Jésus joue un rôle très important dans l’Eglise catholique depuis presque un millier d’années. Les chrétiens ont de tout temps désiré montrer leur profond respect à Dieu incarné en Jésus-Christ.
Cette vénération serait aussi issue des écrits apocryphes de la protévangile (l'évangile d'avant les autres) de Jacques, frère ou demi-frère de Jésus, et de Thomas (Judas Thomas, autre frère de Jésus).
Jésus enfant était adoré par les Pères de l’Eglise comme St. Athanase ou St. Jérôme, puis plus tard par St. Bernard de Clairvaux, St. François d’Assise et St. Antoine de Padoue entre autres. Durant la période baroque (milieu XVIe – milieu XVIIIe), la plus connue fut St. Thérèse d’Avila (1515-1582 ; en religion : Teresa de Jesús), qui voyageait toujours avec sa statue lors de la création de nouveaux couvents.
Les représentations de Jésus enfant commencent au 14e siècle. La plus ancienne statue a été découverte en Allemagne dans un couvent de religieuses. Jésus enfant est représenté habituellement tenant différents objets dans ses mains. Le plus souvent il bénit avec la main droite, et il tient dans la main gauche un oiseau, une pomme, un livre, une crosse ou une grappe de raisins en référence avec l’Evangile (J. 15,1-8). Au moyen âge, les statues étaient faites en bois, tandis qu’à la période baroque elles sont produites en cire, ivoire, bronze, etc. Cela devient aussi une habitude de les habiller.
Histoire

L’histoire de l'Enfant Jésus de Prague commence en Espagne durant la période baroque. Dona Isabela Manrique de Lara y Mendoza l’acquiert et la donne en cadeau de mariage à sa fille qui l’emmène à Prague lorsqu’elle épouse un important noble tchèque. Cette dernière la donne à son tour en cadeau à sa fille Polyxene lors de son premier mariage, qui l’amène avec elle lors de son second mariage avec Zdenëk Vojtëch de Lobkowicz, généralissime des armées impériales dont elle eut seulement un fils. Comme la tradition voulait que la statuette revienne à une de ses filles, à la mort de ce dernier en 1628 elle fait don de la statue au couvent des carmélites de Teresian près de l’église Sainte Marie de la Victoire à Prague et précisément dédiée à cette victoire des armées catholiques et impériales sur les troupes défendant la Réforme protestante en Bohême.
En 1631, les Saxons envahissent et pillent Prague sans épargner le monastère. La statue est jetée avec les ordures derrière le Maître Autel. A son retour de Munich en 1638, le Père Cyril a Matre Dei la retrouve endommagée, et après plusieurs tentatives, réussit à obtenir de l’argent d’un citoyen de Prague pour la restaurer.
La Contre-Réforme bat alors son plein et l'enfant Jésus de Prague acquiert vite une réputation de statue miraculeuse.L'empereur Ferdinand II, en signe de dévotion, accorde une rente au couvent qui héberge la sainte statue. L’Enfant Jésus redevient un objet de culte, et plusieurs miracles lui sont attribués dont la protection de Prague contre les Suédois.
Au 19e siècle, la renommée de l'Enfant Jésus miraculeux s'étend aux pays de langue espagnole de l'Amérique du Sud et en Italie. Et pas seulement là-bas ! Dans certains monastères il existe une prière liturgique particulière à l'Enfant Jésus de Prague. Beaucoup de pays asiatiques vénèrent l'Enfant-Jésus pour ses miracles, comme les Philippines, la Chine ou le Vietnam.
Légendes

Il y a aussi plusieurs histoires à propos de l'Enfant Jésus de Prague. Pouvons-nous douter de leur véracité ? en tout cas elles expriment ce que les gens ont rapporté, vécu et ressenti sur l'Enfant-Jésus ?

L'une d’elle porte sur l'origine de l'Enfant. A la période des guerres entre les Maures et les Chrétiens pour occuper la Péninsule ibérique, il y avait probablement dans le sud de l'Espagne un monastère de Carmélite. L’un des quatre moines qui survécut à l’envahissement du monastère avait une dévotion particulière pour l'Enfant-Jésus. Alors qu'il travaillait dans la cour, tout à coup un petit enfant lui est apparu et lui a demandé de prier avec lui. Alors que le frère récitait un "AVE", aux mots "et Jésus le fruit de vos entrailles est béni" l'enfant dit "qui est moi". Puis, l'enfant disparut, mais son visage resta gravé dans la mémoire du moine Joseph. Le frère ne pensa plus qu’à revoir l'enfant, même pour un instant. Il décida alors de reproduire une ressemblance de l'Enfant Jésus, mais ses efforts furent sans succès. Pendant de nombreuses années il s’entêta, mais ne réussit pas faire un portrait, jusqu'au jour où l'enfant apparut à nouveau. A cette époque, il était déjà très vieux. "Je suis revenu afin que vous puissiez terminer la sculpture à mon image", dit l'enfant. Immédiatement, il commença à travailler et réussit le visage comme dans un rêve. Quand il eut fini le travail, l'enfant disparut. Le frère était très fatigué. Il s'endormit et ne se réveilla jamais. Un ami ramena la statue chez lui.

Trois récits légendaires pris dans trois tableaux de l'Enfant Miséricordieux, ont pris naissance dans la première moitié du 18e siècle. Ils parlent de l'époque où la sculpture fut trouvée avec des bras cassés parmi les déchets dans l'église derrière le maître-autel.
En 1631, les Saxons envahissent et pillent Prague sans épargner le couvent des carmélites de Teresian où se trouve la statue qui est jetée avec les ordures derrière le Maître Autel. En 1638 Le Père Cyril retrouve la statue et recherche vainement de l'argent pour la réparer. Arriva alors à Prague un homme riche M. Benoît Manskonig de Usti, sur l'Elbe. Il tomba très gravement malade et reçut les derniers sacrements du Père Cyrille, qui lui parla de la puissance de l'Enfant Jésus. M. Benedict lui donna 100 pièces d'or pour gagner la faveur de l'enfant Miséricordieux, et il fut guéri.
Un autre conte décrit comment le père de Cyril pria pour obtenir de l'argent pour de nouveaux bras pour la sculpture de l'Enfant Jésus, quand une dame riche vint lui rendre visite, et lui fit don d'une grosse somme d'argent.
Une autre histoire raconte comment l’Enfant Miséricordieux aida la riche famille de Henry Kolovrat de Libstejn. Sa femme avait perdu l’audition et la vue. Quand elle toucha l'Enfant Jésus, elle retrouva immédiatement l’audition et la vue. La dame rapporta alors la sculpture miraculeuse dans son palais pour s’assurer sa protection. Mais plus tard quand elle voulut quitter son palais, les chevaux ne voulurent pas bouger. La dame réalisa alors qu'elle devait ramener l'Enfant Jésus à l'endroit où elle l’avait prise. Elle pût ensuite facilement quitter son palais.
Le miraculeux Enfant Jésus a été très vénéré par les puissants, les gens simples et les pauvres. Il est également dit que les premières imitations de l'Enfant Jésus de Prague furent créées par le sculpteur Jan Schlansovsky au 18ème siècle. Il aurait aussi sculpté un moule avec lequel des centaines de copies furent réalisées et envoyés dans le monde entier.
Miracles

Les phénomènes miraculeux se produisent encore aujourd'hui.
Un des événements concerne Tamara, une enfant brésilienne de deux ans. Dès la naissance, elle était paralysée des hanches et ne pouvait marcher qu'avec grande difficulté à l'aide d'un équipement spécial. Les parents décidèrent de faire une neuvaine à l'Enfant Jésus de Prague et le 6e jour la petite fille put commencer à marcher sans son équipement. Toute la famille vint en 1995 remercier l’Enfant Jésus de Prague.
Un autre cas est la guérison d'une femme indienne, paralysée à la suite d’un accident dans sa jeunesse. Elle devait rester au lit sans bouger. Une fois dans un rêve, elle vit l'Enfant Jésus et comprit qu'elle pouvait être guérie. Elle décida alors de faire une neuvaine à l'Enfant Jésus. Au fur et à mesure qu’elle priait elle commença à observer que, progressivement, elle retrouvait l’usage de ses pieds puis de tout son corps. Après quelques semaines, elle était guérie. En 1994 âgée de 70 ans, après avoir économisé l'argent nécessaire à ce voyage, elle vint des Etats-Unis avec son mari et ses petits-enfants pour rendre grâce à l'Enfant Jésus miraculeux de Prague.

Sainte Bernadette

Sainte Bernadette
Naissance :  Le 7 janvier 1844 à Lourdes, Hautes-Pyrénées
Décès :  Le 16 avril 1879 à 35 ans à Nevers, Nièvre
Fête :  Le 18 février
Béatification :  Le 14 juin 1925 par Pie XI
Canonisation :  Le 8 décembre 1933 par Pie XI
Apparitions :  18 apparitions entre le 11 février et le 16 juillet 1858

Depuis le 3 août 1925, le corps de Bernadette¸ découvert intact lors de l’exhumation du corps pour sa béatification, repose à Nevers dans une châsse de verre dans la chapelle de l'ancien couvent Saint-Gildard. Sur son visage et sur ses mains ont été déposés de très fins masques de cire.

Vie

Bernadette Soubirous, de son vrai nom Marie-Bernade Soubious, naquit au moulin de Boly, au pied du château fort de Lourdes. Elle est la fille aînée de François Soubirous et de Louise Castérot. Bernadette a eu une sœur : Marie, et trois frères : Jean-Marie, Justin qui a vécu dix ans et Bernard-Pierre, son filleul. Quatre autres enfants sont morts en bas âge.
Le moulin de Boly dont François avait la charge depuis son mariage est peu rentable et François se révèle mauvais gestionnaire. En 1854 la famille, ruinée, déménage pour s’installer dans la maison Laborde, un ancien moulin, juste à côté de celui de Boly. François s’embauche alors au jour le jour comme « brasier », c’est-à-dire qu’il loue la force de ses bras pour des travaux manuels. C’est le travail le moins bien payé qui soit. De son côté, Louise fait des ménages et des lessives.
En 1855, à la mort de la grand-mère maternelle de Bernadette, les Soubirous perçoivent un petit héritage de 900 francs, ce qui représente environ deux ans d’un salaire de manœuvre. François loue le moulin de Sarrabeyrouse à Arcizac-ez-Angles à quatre kilomètres de Lourdes. Les Soubirous s’achètent aussi un petit cheptel. Moins d’un an plus tard, non seulement l’héritage est entièrement dépensé, mais le couple s’est endetté. En novembre 1856, ils sont expulsés et s’installent dans la maison Rives, 14 rue du Bourg à Lourdes. En janvier 1857 ne parvenant pas à payer le loyer, le propriétaire les expulse en retenant l’armoire, le dernier meuble de valeur de la famille. Un cousin de Claire met alors à leur disposition le rez-de-chaussée d’un immeuble dont il est propriétaire à Lourdes. Cette pièce est appelée « le cachot », car elle a servi un moment pour la détention de prisonniers en attente de jugement au tribunal situé juste à côté. Les Soubirous logent à six dans ce « bouge infect et sombre » de 3,72 × 4,40 m2. Louise demande alors à sa sœur, Bernade, d’accueillir Bernadette chez elle. Bernadette passera ainsi l’hiver chez sa marraine qui tient un cabaret. Elle y fait le service et le ménage et ne va toujours pas à l’école ni au catéchisme.
En septembre 1857, Bernadette est envoyée chez son ancienne nourrice, Marie Laguë, à Bartrès. Elle y veille sur deux jeunes enfants, assure le ménage, les corvées d'eau et de bois, garde les agneaux et commence à préparer sa première communion. Obligée de revenir à Lourdes pour continuer le catéchisme, elle est admise, fin janvier 1858, quelques jours avant les apparitions, comme externe dans la classe des indigents de l’Hospice de Lourdes, tenue par les sœurs de la Charité de Nevers. C'est là qu'elle commence, mais de façon irrégulière à s'instruire et à s'initier au métier de couturière.
En février 1858, alors qu’elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle. Elle témoignera de dix-huit apparitions mariales entre le 11 février et le 16 juillet 1858. Concernant les apparitions, Bernadette employait surtout le terme occitan « aquerò », c'est-à-dire « cela », pour désigner l’objet de sa vision. Elle ne dira pas elle-même avoir vu la Vierge avant de l’avoir entendu dire « Que sòi era Immaculada Concepcion », c'est-à-dire « Je suis l'Immaculée Conception ». Au cours d’une de ces apparitions, Bernadette a creusé le sol pour y prendre de l’eau. L’eau de cette source est rapidement réputée miraculeuse et il commence à être question de guérisons.
Quelques années après les apparitions de la Vierge à Catherine Labouré dans la chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, située rue du Bac dans le7earrondissement de Paris, et à deux enfants le 19 septembre 1846 à La Salette-Fallavaux, près de Corps (Isère), la presse nationale commence à s'y intéresser, durant l'été 1858, notamment avec la publication, par Louis Veuillot, d'un article très remarqué dans L’Univers. Le préfet de Tarbes, suivant les consignes du ministère des cultes, maintient une interdiction d'accès à la grotte jusqu'en octobre 1858, tandis qu'une commission d’enquête, mise en place par l'évêque de Tarbes, en juillet 1858, se prononce en faveur de ces apparitions en 1862. L’aménagement de la grotte et la construction d’une basilique sur le rocher qui la surplombe commencent alors.
Peu après, début 1859, l'abbé Peyramale s'étant porté caution, François Soubirous peut louer le moulin Gras et reprendre son métier de meunier. Durant cette période, Bernadette travaille comme garde d'enfants, elle tente de combler son retard scolaire avec l'aide d'Augustine Tardhivail qui l'enseigne bénévolement, et elle joue son rôle d'aînée à la maison dans les tâches ménagères et vis-à-vis de ses frères et de sa sœur. Enfin, elle répond aux innombrables questions sur les apparitions, rencontrant des visiteurs même lorsqu'elle est malade et alitée.
Au printemps 1860, ne pouvant plus contenir le nombre de personnes qui veulent la rencontrer, Bernadette entre en pension à l'hospice des sœurs de la Charité d’où elle ne peut sortir qu’accompagnée. Bien que son retard scolaire soit important, elle fait des progrès rapides en lecture et en écriture, apprenant ainsi le français. Elle est douée pour la couture et la broderie. Du point de vue des sœurs, sa piété est irréprochable bien qu'elle ne fasse pas preuve d'un zèle particulier à cet égard.
En l'espace de quelques mois, Bernadette Soubirous, alors âgée de 14 ans, était devenue une célébrité internationale, tandis que la vie dans cette bourgade des Pyrénées commençait à être transformée par l'affluence de pèlerins, de curieux et de journalistes. Entre 1858 et 1866, Bernadette continue de vivre à Lourdes, où sa situation devient, cependant, de moins en moins tenable. Sans cesse sollicitée, tout en refusant de percevoir quoi que ce soit en rapport aux apparitions ou à sa célébrité, elle se pose la question d’une vie religieuse.
Le 4 juillet 1866 Bernadette quitte les Pyrénées, qu'elle ne reverra jamais pour Nevers (voir "vie religieuse). Elle meurt à l'infirmerie Sainte-Croix le 16 avril 1879, à 15 h 30, à l'âge de 35 ans.
Vie religieuse

Depuis 1858 elle côtoie les soeurs de la Charité de Nevers qui gèrent l'Hospice de Lourdes où elle est scolarisée.
Le 4 avril 1864, suivant la recommandation de l’évêque de Nevers, Bernadette annonce à la mère Alexandrine Roques, supérieure de l'hospice de Lourdes, qu’elle est décidée à entrer chez les sœurs de la Charité. Deux ans plus tard, alors que la construction de la basilique est en cours, Bernadette a 22 ans et quitte Lourdes, qu'elle ne reverra jamais, pour entrer au couvent Saint-Gildard, à Nevers. Elle y mène treize années d'une vie de « religieuse ordinaire », ayant néanmoins la particularité de recevoir la visite de nombre d’évêques, parmi ceux qui souhaitent se faire une opinion sur elle et sur les apparitions Le 29 juillet, elle prend l'habit de novice et reçoit le nom de sœur Marie Bernard. Le 30 octobre 1867, Bernadette a fait sa profession religieuse. D'octobre 1867 à juin 1873 elle est aide-infirmière, puis responsable de l'infirmerie. En 1873, malade en permanence, elle redevient simplement aide-infirmière. L'année suivante, elle se partage entre les fonctions d'aide-infirmière et d'aide-sacristine. À partir de 1875, elle est constamment malade. Elle est atteinte de tuberculose et souffre de son asthme chronique. Elle prononce ses vœux perpétuels le 22 septembre 1878.
Miracles

Sur quelque 7000 dossiers de guérison déposés à Lourdes depuis les apparitions, 69 cas ont à ce jour été reconnus miraculeux par l'Eglise :
  • Plus de 80% des miraculés sont de sexe féminin,
  • Le plus jeune miraculé avait 2 ans,
  • 55 miraculés sont français, 8 italiens, 3 belges, 1 allemand, 1 autrichien et 1 suisse,
  • La première miraculée est Catherine LATAPIE (France) en mars 1852, reconnue le 18 janvier 1962.
  • La dernière miraculée à ce jour est Danila CASTELLI (Italie) en mai 1989, reconnue le 20 mars 2013.
Béatification

L'instruction de la cause de béatification de Bernadette, décédée à Nevers le 16 avril 1879, va nécessiter l’exhumation du corps. Cela se fait en trois temps : septembre 1909, avril 1919 et avril 1925. A la grande surprise des observateurs, le corps de Bernadette est découvert intact. Un véritable mystère qui n'est cependant pas unique au monde. La science et la médecine n'émettent que des hypothèses.

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