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Description du Château de Bonrepos-Riquet

Cour orientale du Château Reconstruit entre 1654 et 1666, le Château de Bonrepos-Riquet est aujourd’hui entouré d’un domaine de 29 hectares composé de jardins et d’un vaste parc arboré.

Sur ordre de Pierre-Paul Riquet, Isaac Roux, maçon originaire de Revel, érigea le nouvel édifice sur les vestiges arasés de l’ancienne place-forte. Précédé d’une cour d’honneur close par des fossés et cloturée par ses communs (aujourd ’hui disparus), le corps de logis quadrilatère est fortifié à l’Ouest par deux imposantes tours carrées et il est flanqué, coté Est, de deux tourelles rondes en poivrière.
Les façades classiques et austères du château, initialement composées de « croisières » rectangulaires et scandées de bandeaux, furent remaniées au 18e siècle. On modifia alors les percements des fenêtres (anse de panier) et des portes, conformément au goût de cette époque. L’embellissement du domaine fut d’abord l’oeuvre de Pierre-Paul Riquet puis de ses descendants, en particulier de son fils Jean-Mathias et de son petit-fils Jean-Gabriel Amable. Ils déployèrent depuis la cour Est du château la composition paysagère des jardins, comme préconisée par le Jardinier du Roi Le Nôtre. La chapelle du château, obstruant la perspective fut alors démantelée au bénéfice d’une allée de front perçant les bois environnants, et achevée d’un colossal vase Médicis.

Vase Médicis - parc du Château Bordant l’allée, un bosquet à plan rayonnant développait sur près d’un hectare. Le coteau Sud fut durablement transformé par la création d’une série de terrasses ornées d’un nymphée et de bassins miroirs : un monumental mur de soutènement dut être élevé à cette occasion. Une vaste et luxueuse orangerie fut aussi construite pour accueillir en période hivernale des plantes en pot qui, au moment des beaux jours, agrémentaient l’ensemble du parc. La façade Nord de l’édifice est scandée de belles arcatures aveugles. Au sud, de grandes baies laissent pénétrer chaleur et lumière. Les sept murs diaphragmes percés qui en composent l’ossature, et qui supportent la charpente du toit, donnent une certaine monumentalité à l’ensemble et le sentiment à l’observateur qui s’y trouve d’être dans une vaste “nef d’église”.

Plan aquarellé du parc et des jardins du Château - fin du 18e siècle Le coteau nord du vallon de la Garenne fut planté d’arbres fruitiers et de vignes. Dépositaires du privilège royal de commercer la glace sur leur canal, les Riquet entreprirent le creusement d’une glacière aux abords de l’allée cavalière acheminant vers les bassins d’essai et d’une vaste étendue boisée : cette architecture semi-enterrée rappelait ainsi à tous les importantes prérogatives qu’ils détenaient de leur titre de co-Seigneur du Canal Royal du Languedoc et donne à voir ce que pouvait être le mode de vie de la haute aristocratie toulousaine. L’avant cour occidentale ne fut clôturée qu’au 19e siècle. Au-delà du portail d’entrée, subsista une grande bâtisse, les Communs. Ils faisaient office d’écuries, de chais, de greniers et de granges et logeaient, jusqu’aux années 1960, les ouvriers de l’exploitation agricole du domaine.